Conférence : mille et une façons de détourer une image avec GIMP


Début juillet avaient lieu les rencontres mondiales du logiciel libre à Saint-Étienne. Et comme annoncé, j’y animais une conférence sobrement intitulée « mille et une façons de détourer une image avec GIMP ». C’est peut-être un poil exagéré, mais j’ai tout de même réussit à en montrer sept.

Pour moi le détourage est une activité incontournable d’un logiciel de retouche d’images comme GIMP. En tout cas, je le pratique abondamment pour les affiches et autres œuvres imprimées que je réalise. Autant le dire tout de suite, il n’y a pas d’outil miracle pour détourer : tout au plus, des outils qui vont vous mâcher le travail. En général je finis le travail avec un masque de calque.

Dans cette conférence, je montre, assez rapidement certes, les deux outils de base que j’utilise : les ciseaux intelligents et l’extraction de premier plan. Beaucoup d’utilisateurs de PhotoShop ne jurent que par la plume (outil Chemin dans GIMP), mais je ne suis pas à l’aise avec cette technique (peut-être l’outil Chemin est-il moins évolué dans GIMP). Rapidement je passe au masque pour fignoler le détourage au pinceau (je peins en noir ou blanc directement sur le masque).

Les autres techniques montrées reposent sur une dégradation de l’image afin d’augmenter le contraste entre l’élément à détourer et le reste, soit pour en faire une sélection, soit un masque, ce qui revient au même (techniquement le masque comme la sélection sont des images en niveaux de gris, mais j’y reviendrai plus tard). Parmi les techniques originales, j’utilise la désaturation, la décomposition en RVB ou en TSV, tout cela suivie d’une augmentation de contraste avec l’outil Niveaux (utilisez les Courbes si vous voulez plus de précision encore). Pour l’une des photos j’utilise un filtre de détection des contours : en effet, les sujets à détourer sont nets sur un fond en dégradé de couleurs (donc parfaitement flou).

Parfois le détourage est facile, parfois moins. Mais l’objectif des techniques montrées est d’éviter le plus possible le travail de précision. À vous d’estimer l’enjeu de votre détourage, du temps dont vous disposez et de la qualité que vous voulez atteindre. Pour ma part, je suis très pointilleux, mais je n’y passerai pas des heures.

En prime, le palmier détouré (que j’utilise beaucoup dans mes formations)

Palmier parfaitement détouré