Votre mot de passe est-il sûr ?

Le mot de passe, ce truc qui nous sert à sécuriser l’accès à votre boîte mail, votre compte en banque en ligne, les divers sites commerçants sur lesquels vous commandez des choses, les plateformes des impôts, de la sécurité sociale, de votre mutuelle, les différents réseaux sociaux, etc. La liste est longue, et retenir tous ces mots de passe est complexe, voire impossible (en tout cas, pas souhaitable, il y a des choses plus intéressantes à mettre dans son cerveau, enfin, c’est mon avis).

Dans le pire des cas vous utilisez probablement le même mot de passe partout. Ou alors vous utilisez une base qui varie en fonction du service auquel il est associé.

En dehors de ces problèmes trouver un bon mot de passe n’est pas toujours facile. Combien de personnes utilisent une date (de naissance ou autre), donc huit chiffres ? Quand je pense que certaines banques ont récemment changé leur politique de mot de passe pour les contraindre à des mots de huit chiffres alors que l’on pouvait faire plus complexe avant.

Bref, si vous voulez savoir si vos (ou votre) mots de passe sont suffisamment robustes, vous pouvez les tester sur le site de l’association Nothing2hide via le lien ci-dessous.

Et comme Nothing2hide est une association à vocation pédagogique, voici une page de conseils sur comment sécuriser ses mots de passe.

Les bases de la protection numérique.

Quand la publicité occulte l’information

Quand l’Amazon Fire éclipse les feux en Amazonie, c’est le résultat d’un choix de Google.

À l’heure actuelle, le business model prédominant pour les moteurs de recherche est celui de la publicité. L’objectif de ce modèle publicitaire ne correspond pas toujours à la capacité de fournir des résultats de recherche de qualité pour les utilisateurs. […] Pour cette raison et du fait de notre longue expérience avec d’autres médias, nous déclarons que les moteurs de recherche reposant sur un modèle économique de régie publicitaire sont biaisés de manière inhérente et très loin des besoins des utilisateurs.

Serguei Brin et Larry Page en 1998 (fondateurs de Google), trad. Olivier Ertzscheid

Lire la suite → https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/09/amazonia-is-on-fire-foret-incendie.html

Utiliser Youtube en échappant à la surveillance de Google

J’invite régulièrement les gens que je côtoie ou que je forme à se passer de Google. Mais force est de constater qu’ignorer Youtube serait une perte tant son catalogue est riche.

Voici une alternative : passer par un intermédiaire (Invidious) à qui il est plus facile de faire confiance qui fait les requêtes à votre place et vous envoie les vidéos. Sans vous tracer. Sans vous dénoncer à Google.

Et en plus, il y a une extension pour Firefox pour remplacer systématiquement Youtube par un serveur Invidious de votre choix.

Et c’est aussi l’occasion de supprimer toute insertion Youtube sur ce site.

Économisez votre connexion 3G/4G et votre batterie

Ou comment reprendre le contrôle de votre téléphone portable (qui ressemble plus à un ordinateur de poche). Plein de bons conseils sur le blog de Dada.

Prenez le temps de faire du ménage, de reprendre le contrôle du machin que vous laissez dans la poche et vous serez plus heureux.

Dada

https://www.dadall.info/article706/5-astuces-pour-economiser-sa-connexion-3g-4g

Nouveau départ

Si vous venez à peu près régulièrement sur ce site, ou si vous êtes observateur, vous aurez remarqué la faible fréquence de mises à jour, la dernière publication datant de février 2019. De plus, la partie réalisations n’est plus mise à jour depuis presque deux ans (et pourtant j’ai produit quelques trucs à montrer).

Les deux dernières publications, parlons-en ! Elles faisaient état de nombreuses idées et projets pour cette année et donnaient un ton optimiste. Dans les faits j’ai passé beaucoup de temps sur le logiciel de gestion de formation professionnelle (qui avance bien) et très peu sur le reste. Et très peu de formation également (un peu à cause de la réforme, mais pas que).

Produire du contenu de qualité prend du temps, de l’énergie. J’ai ouvert un compte sur Liberapay pour permettre le financement participatif régulier et il me faut encore le mettre en avant. Il faut aussi une production régulière pour justifier l’implication des internautes. Un des obstacles était ce site Web qui ne me convenait plus (mis en place il y a cinq ans, je l’avais peu fait évoluer. Cet obstacle est en voie d’être éliminé.

Donc ce site connaît un nouveau départ : plus de publications, notamment des brèves sur des sujets que je lis et dont je souhaite garder une trace (en plus de leur donner un peu plus de visibilité). Relancer les dossiers thématiques (actuellement regroupés dans la rubriques ressources libres) sur des sujets sur lesquels je forme ou connexes (PAO, GIMP, Scribus, PDF, Vidéo, libertés numériques, etc.)

À très vite !

Perspectives et envies pour 2019 – développement logiciel

Suite de mes envies et perspectives pour l’année 2019 et suivantes. Si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez lire la première partie sur les formations et cours en ligne.

Héritage

J’ai commencé ma carrière professionnelle comme développeur de jeux vidéo chez Lankhor, expérience qui a forcément teinté la suite de ma vie (le forcément est expliqué dans cet entretien après les pistes de ski). Depuis je ne me suis pas arrêté de programmer, même si le rythme a été beaucoup moins soutenu : ce fut des scripts d’administration système (Bash, Perl), du développement Web (PHP). Dispersion ? Pas si sûr… Et puis zut, faut pas sacrifier les activités plaisantes.

Ski Park Manager

J’ai même commencé deux extensions en Python (une pour GIMP, l’autre pour Scribus) et là, ça vaudrait le coup de les publier, voire de les poursuivre ; un outil pas fini mais qui me contente c’est bien, mais un outil finalisé utilisable par d’autres c’est mieux. Du coup, je les publie (lire la suite).

Un gestionnaire de guides pour GIMP

Si vous avez déjà utilisé Scribus et son gestionnaire de repères (par ligne et par colonne) vous avez peut-être pesté sur le côté fastidieux pour créer des guides dans GIMP (ça s’appelle guide dans GIMP et repère dans Scribus, mais c’est la même chose).

J’ai donc créé une fenêtre qui vous permet de choisir combien de guides verticaux et horizontaux vous souhaitez, sachant qu’ils seront répartis uniformément. Enfin, presque, c’est là que j’ai des choses à améliorer. En effet, dans Scribus, vous travaillez sur une page mesurée en millimètres (ou autre unité du monde réel) qui est divisible. Dans GIMP, votre image est constituée de pixels qui eux, ne se divisent pas. D’où la difficulté à diviser en colonnes et lignes de taille vraiment égale.

Vous pouvez télécharger cette extension sur Framagit : https://framagit.org/dimitrirobert/gimp-guide-manager

Je ne m’en sers pas souvent mais je pense qu’il peut être utile à un concepteur de sites Web (ce que j’aspirais à être à l’époque).

Importer des grands tableaux dans Scribus

Les tableaux et Scribus ça fait deux. Même si la version 1.5 apporte une véritable entité tableau (alors que jusqu’à la version 1.4, les tableaux ne sont que des groupes de cadres de texte), ce n’est pas encore la panacée. Notamment, il n’est pas possible d’importer un tableau réalisé dans un autre logiciel (LibreOffice Calc au hasard).

Oui, il y a bien un script nommé « importcsv2table » et je l’ai essayé. Du coup, j’ai commencé à le modifier. Vous pouvez le voir en action dans la vidéo Scribus : importer un tableau au format CSV (ainsi que des explications écrites sur son fonctionnement pas très intuitif).

Et le télécharger également sur Framagit : https://framagit.org/dimitrirobert/scribus-plugin-import-large-csv

Ce script fut motivé en préparation d’une formation avec des archéologues, dont les rapports comportent précisément des tableaux qui s’étalent sur plusieurs pages. Le script fait le travail, même si le résultat reste des groupes de cadres de texte (du coup, c’est compatible avec Scribus 1.4). N’oubliez pas que vous pouvez accéder au contenu d’un cadre groupé avec Alt + clic, sans dégrouper.

Gérer des formations professionnelles

Là c’est du lourd, un outil parti de rien ou presque. À la base, une certaine frustration à remplir des modèles de document dans LibreOffice Writer et dans Scribus pour produire tous les documents nécessaire à l’organisation d’une formation. Le programmeur qui sommeille en moi s’est dit qu’il fallait faire quelque chose.

Nous avons un site permettant de faire la promotion des formations, de gérer plus ou moins les inscriptions. Nous avons aussi un outil de gestion pour éditer devis et factures, Autonomie, un logiciel adapté aux coopératives d’activités et d’emploi. Mais il manque(ait) la brique intermédiaire, celle qui peut gérer tous les documents administratifs et les procédures exigées par Datadock.

On dit souvent qu’il vaut mieux réutiliser des briques existantes plutôt que de réinventer la roue. Mais, je pense que trop de briques engendre un trop forte dépendance aux producteurs de ces briques : une seule brique peut fragiliser l’ensemble. J’ai donc opté pour du neuf s’appuyant sur de l’existant solide : j’ai commencé le développement d’une extension pour WordPress.

Cela présente plusieurs avantages : WordPress est un logiciel libre très répandu et suivi. C’est un gestionnaire de contenu en ligne, donc, la partie promotion des formations, des dates de session, des commentaires est facile à gérer. Mais un inconvénient flagrant, il faut installer une instance de WordPress (j’avoue, je n’ai pas vérifié si cette extension peut être installée sur une version multisite, ça fait partie des choses à faire).

Je n’ai pas géré l’interconnexion avec un logiciel de gestion, donc, pas de création de facture : cela aurait alourdit le développement inutilement. En revanche, il est sans doute possible de créer des passerelles facilitant la création des factures. À voir.

Cette extension, pour l’instant nommée wp-organisme-de-formation (peut-être faudrait-il lui trouver un nom plus original), est diffusée sous licence GPL sur Framagit : https://framagit.org/dimitrirobert/wp-organisme-de-formation

Ne vous emballez pas, elle n’est pas facile à configurer. Non parce que j’aurais voulu faire du faux libre (un logiciel diffusé sous licence libre inutilisable sans aide du développeur), mais parce que la partie assistance à la configuration n’est pas faite. Et même, une fois configurée, c’est pas encore gagné.

L’objectif des prochaines semaines est de rendre cet outil utilisable par d’autres personnes que moi. Mais, sachez que j’ai déjà géré deux vraies formations inter-entreprise l’année dernière. J’ai rédigé un point d’étape, un état des lieux de ce qui fonctionne, ce qu’il faut changer et ce qu’il faut ajouter.

L’idée ensuite étant de démarcher les organismes de formation qui souhaitent contribuer au développement et/ou au financement.

Autres idées

Quelques idées en passant :

  • dans Scribus, pouvoir importer un texte avec ses notes de bas de page (ou de fin de document) ; cette fonction a existé brièvement en 2015 puis a disparu avec la refonte du système de gestion de notes…
  • dans Scribus toujours, pouvoir importer un document tableur (au format CSV pour commencer) et ranger les données qu’il contient dans les cadres de texte correspondant : par exemple, pour éditer un programme événementiel, il suffirait de créer la maquette, prévoir les emplacements des différentes informations (titre du spectacle, lieu, heure, infos diverses, etc.), d’importer le tableur où toutes ces informations sont classées et d’ajuster la mise en page.
  • encore dans Scribus, je ne trouve pas satisfaisant l’import de document texte (Word ou LibreOffice Writer) ; je ne sais pas si je serais capable de l’améliorer (ça fait quelques années que cela dure), mais j’aimerais faire une extension d’import de texte au format Markdown avec création de styles de paragraphes et de caractères. Si cela fonctionne, j’intégrerai un peu de Markdown dans mes formations Scribus. Et cela me permettrait d’avoir une chaîne de production documentaire qui crée une version Web et une version papier à partir d’une même source Markdown.
  • depuis GIMP 2.10, l’extension Separate+ qui permet de créer des images en CMJN, ne fonctionne plus aussi bien (et pour cause, elle n’est plus maintenue depuis…). Il n’y a peut-être pas grand chose à corriger pour tenir jusqu’à la sortie de GIMP 3. Mine de rien, je me servais pas mal de cette extension pour produire des effets d’encrage sur des affiches. Ou alors je regarde du côté de Krita.

Y a plus qu’à

Je ne garantirais pas que cette liste soit exhaustive. Je reviendrai sur les avancées des divers chantiers sur ce blog.

De plus, je voudrais rafraîchir ce site Web (oui, j’avais dit que je ne faisais plus de Web, mais là c’est le mien), que les informations importantes soient plus facile d’accès. Faire quelque chose de plus sobre (commencer par supprimer le diaporama qui ne sert à rien). Peut-être même ne faire qu’un seul site avec celui des cours en ligne.

Perspectives et envies pour 2019 – formation et connaissances

Pour faire suite à mon bilan 2018, voici mes perspectives et envies pour 2019 (et sans doute un peu plus loin, parce que c’est pas les idées qui manquent). Et comme finalement l’article est très long, je le coupe en deux. Voici donc la première partie.

Dix ans déjà

Ce bilan 2018 vient, je l’espère clôturer une période d’errances même si le mot est un peu fort et que je ne regrette rien. Revenons dix ans en arrière lorsque je décide de mettre en œuvre cette idée d’animer de la formation (idée qui a germé en 2005 après mon expérience de rédacteur en chef de Linux Pratique et pendant la rédaction de mon premier livre sur GIMP). Nous étions deux et avons entamé la création d’une entreprise. Ce sera d’abord une association car plus simple (le croyions-nous) et nous permettait de bénéficier de certaines aides (mais qui dit aides, dit contre-parties et orientation du projet d’origine dans une direction pas toujours souhaitée).

Ce fut ensuite une Scop, mais toujours à deux. Je vous le dis aujourd’hui, il ne faut pas monter une Scop à deux : en Scop, vous avez la contrainte de financer deux salaires temps plein tous les mois (comptez-donc au minimum 50000 € de chiffre d’affaire à réaliser sur l’année, à deux). À cinq c’est mieux, ça fait trois personnes de plus pour réaliser les 50000 € minimum. Bien sûr personne n’est payé à plein temps, mais c’est généralement le cas quand on démarre une activité ; sauf, bien sûr, si vous montez une start-up de production de ventilateurs qui levez des fonds auprès de business angels avec l’intention d’être côtés en bourse (mais je parle de créer une activité utile).

La formation ça peut rapporter gros, en tout cas, ça en a la réputation. Mais encore faut-il la vendre et la concrétiser. Donc, comme il faut faire rentrer des sous rapidement, la tentation est grande de proposer d’autres services, surtout lorsque les compétences sont là. Donc dispersion, fatigue et l’on finit par faire mal les choses.

En 2014, lorsque nous avons fermé Libres à Vous et que j’ai intégré Artéfacts, je n’avais plus la contrainte du chiffre d’affaires (un coopérateur a le droit de s’auto-exploiter), mais je me suis tout de même dispersé.

Donc, aujourd’hui je sais ce que je ne veux plus faire et ai une idée plus précise de ce que je veux faire (ce qui ne veut pas dire que c’est figé, mes envies évolueront sans doute, et c’est normal). Par exemple, je ne veux plus faire de site Web. Installer et maintenir des ordinateurs sous Linux, pourquoi pas, mais dans un rayon de dix kilomètres autour de Chinon, du service local donc.

Formation

La formation va rester le cœur de mon activité. D’abord parce que l’an dernier j’ai enfin atteint un volume significatif (33 journées, presque 26000 € de CA, des stagiaires variés et contents). Mais surtout parce que ça me plaît !

J’aime transmettre ce que je sais, même si parfois j’y mets trop d’enthousiasme et donne trop d’informations par rapport à ce qui est humainement assimilable (mais je me soigne). Je reçois aussi : il n’est pas rare que des stagiaires me posent des problèmes auxquels je n’avais jamais pensé. Trouver la solution est très réjouissant et accroît mes connaissances (en plus de celle des stagiaires).

Je voudrais développer des parcours de formation thématiques, sur un domaine d’activité qui font intervenir plusieurs logiciels. C’est déjà le cas sur la mise en pages (GIMP, Inkscape et Scribus) mais cela pourrait être plus précis. Je songe notamment à une formation sur l’édition d’un programme d’événements (ce qui nécessite un peu de développement au niveau de Scribus, une extension qui saurait lire un format tableur et insérer les données dans les bonnes cases de la maquette).

Pratiquant occasionnellement le montage vidéo depuis quelques temps je voudrais également développer des formations sur cette activité. Et le montage fait appel à plusieurs logiciels : l’an dernier j’ai réalisé une bande-annonce pour un festival pour laquelle j’ai travaillé avec GIMP, Inkscape, Synfig Studio, SlowMoVideo et enfin Kdenlive pour le montage final. La bande-son étant un extrait d’une chanson, j’aurais pu utiliser Audacity pour la découper proprement (mais un silence opportun tombait pile poil à la fin de la vidéo).

Sur le plan administratif vous savez peut-être que 2019 marque le début d’une grosse réforme de la formation professionnelle. Nous étudions cette réforme de près afin de réaliser les démarches nécessaires pour continuer à pouvoir proposer de la formation.

Connaissances

Pour bien assumer ces formations, je souhaite toujours étancher ma soif de connaissance. Il y a quelques logiciels que j’aimerais apprendre à utiliser ou approfondir ce que je sais déjà.

Synfig Studio

Ce logiciel d’animation vectorielle semble proposer d’énormes possibilités. Et comme tout ce qui est énorme, difficile d’en faire le tour. J’utilise déjà Synfig Studio, mais je suis encore loin de pouvoir proposer une formation dessus, tout au plus, l’intégrer à une formation de montage vidéo pour créer des titres animés.

En effet, avec Synfig Studio vous pouvez produire du dessin animé (bien qu’il ne dessine pas à votre place) mais aussi faire du motion design (que l’on pourrait nommer en français animation graphique).

Un logiciel méconnu mais prometteur.

Krita

Krita est le concurrent direct de GIMP, sans être son équivalent. Je l’ai utilisé sérieusement une fois, lors d’un atelier organisé par Outils libres alternatifs qui portait sur le storyboard animé (Krita pour les croquis, Blender pour l’animation).

Blender

Vieux rêve que de savoir utiliser Blender. Donc, j’ai déjà utilisé Blender, essentiellement le module de montage vidéo. Même s’il ne fait pas que ça, Blender est un bon logiciel de montage vidéo, la troisième dimension apportant une approche intéressante.

Bien sûr la partie modélisation 3D m’intéresse aussi.

Des outils de scénarisation pour le Web

Je voudrais mettre en page mes cours et vidéos en ligne de manière originale et pas forcément linéaire. Aussi je m’intéresse à des outils comme Sozi (autonome ou extension pour Inkscape) et Twine (outil pour rédiger des histoires du genre « un livre dont vous êtes le héros »). Il me faudra, sans doute, renforcer mes connaissances en Javascript pour maîtriser les interactions notamment sur les vidéos.

Supports de cours

J’essaie de maintenir à la fois des cours écrits (sur GIMP et sur Scribus, tous deux commençant à vieillir sérieusement) et je produis des tutoriels vidéo référencés sur mon blog (avec un petit texte d’accompagnement) et sur ma chaîne Vimeo (bien que je n’ai pas encore pris le temps de ranger tout ce qui s’y trouve, notamment des captures vidéo réalisées en direct pendant certaines formations pour laisser une trace plus vivantes aux stagiaires, donc, sans voix, sans montage). Je voudrais maintenir ces cours à jour et continuer à les diffuser sous licence libre.

Écrit

Au-delà de ces cours centrés sur un logiciel je souhaite rédiger (voire éditer) un cours sur le processus de mise en pages avec les logiciels GIMP, Inkscape, LibreOffice Writer et Scribus. Un cours sur un thème précis, un métier et pas seulement sur un logiciel en particulier.

La question du support se pose évidemment. Le numérique ayant l’avantage de l’évolution facile alors que le papier est figé. Le papier a encore ses adeptes (j’en fait partie). En revanche, je ne suis pas convaincu que le numérique soit plus écologique que le papier.

Jusqu’ici je structurais mes textes avec Asciidoc, qui n’est plus maintenu. Même si je trouvais Markdown plus simpliste, c’est lui que j’ai aujourd’hui adopté. Sa simplicité est surtout un atout : il est possible de convertir du Markdown dans une riche variété de formats (merci Pandoc). Je pourrai donc produire du papier comme du Web. Il y aura quelque chose à ce propos dans la seconde partie de cet article (à paraître bientôt).

Publier un nouveau livre ? Pourquoi pas, mon livre sur GIMP est épuisé depuis longtemps et de toute façon, il a vieilli (publié en juin 2013). Surtout que des collègues sont en train de lancer une maison d’édition. D’ailleurs, ils ont lancé un financement participatif pour les deux premiers livres édités ; ça s’appelle « Carnet de sel » et vous pouvez les soutenir.

Vidéo

J’ai découvert l’année dernière la plateforme Udemy et ai investi dans quelques cours (notamment celui sur Synfig Studio, très clair et bien construit). J’ai aussi visionné bon nombre de tutoriels gratuits sur Youtube, mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous (par exemple, j’ai eu beaucoup de mal à trouver des tutoriels sérieux sur Shotcut).

Lorsque j’enregistre des tutoriels en vidéo, j’ai vraiment à cœur de fournir des explications de qualité, en expliquant aussi le pourquoi je fais telle ou telle action. Cela prend un certain temps pour produire une vidéo de cinq à dix minutes. D’ailleurs, le temps de travail a tendance à être inversement proportionnel à la durée de la vidéo finale. Ce qui est logique car produire une vidéo concise demande de supprimer l’inutile.

Dans mon idée de cours en vidéo je verrais bien une trame plutôt théorique expliquant les fonctionnalités des outils, des boîtes de dialogues avec des exemples simples. Une partie plus concrète avec des exemples plus étoffés dépourvue de théorie serait sans doute plus agréable à suivre que de sans cesse entendre répétées les mêmes choses. Bien sûr il faudrait que chacune des parties renvoie vers l’autre, dans un parcours non linéaire (voir plus haut).

Évidemment tout cela demande du temps et ne pourra se faire que s’il y a financement. Comme je n’imagine pas diffuser ces cours sous une licence privative, mais plutôt une Creative Commons By-SA, il n’y aura pas de droit d’entrée à payer. Restent le financement participatif et la contribution volontaire. Ou peut-être publier le cours par « épisode » (même si ce n’est pas linéaire) en fonction de paliers financiers : ainsi, c’est l’action de groupe qui rendrait disponible le cours à tous et non un droit d’entrée individuel et identique.

À suivre

Dans la seconde partie je cause de développement (au sens programmation) d’outils en cours ou à venir. Toujours sous licence libre.

La photo utilisée pour le bandeau de cet article est l’œuvre de el cajon yacht club, diffusée sous licence CC By 2.0.

Bilan 2018 de mon activité

Petit retour sur mon activité de l’année écoulée. C’est la première fois que je m’adonne à cet exercice et je tiens à le rendre public. Par transparence, mais aussi comme un mode d’emploi de mon activité et de son cadre juridique qui ne sont pas toujours bien compris.

La formation

Je suis donc formateur à l’usage de logiciels libres dans le domaine du graphisme. Bien sûr, pas sur tous les logiciels, ni tous les métiers, j’y reviendrai. Je sais aussi utiliser un tas d’autres logiciels pour certaines activités que je pourrais proposer en formation. Mais, questions de priorités, d’envies et de compétences je ne propose pas de formation sur tous les logiciels que je sais utiliser, j’y reviendrai aussi.

Si vous voulez savoir comme je suis devenu formateur avec cette spécificité de n’utiliser que des logiciels libres, je vous renvoie à cet entretien.

En 2018, j’ai animé 33 journées de formation. Je fais le choix d’aller former les gens à proximité, voie sur leur lieu de travail, plutôt que de les faire venir dans les locaux d’Artéfacts à Tours ou Orléans (ce qui n’empêche pas d’animer des formations dans ces villes, comme vous pouvez le constater sur la carte). Cela m’a amené à voyager en France : Laon (Aisne), Tours (Indre-et-Loire), Lyon (Rhône), Plaisir (Yvelines), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Nantes (Loire-Atlantique), Lille (Nord), Orléans (Loiret), Richelieu (Indre-et-Loire) et Brioude (Haute-Loire). Ce qui veut dire que je n’hésite pas à me déplacer, y compris loin des centres urbains.Au niveau des sujets cela peut paraître un peu restreint :

  • retouche d’images avec GIMP
  • dessin vectoriel avec Inkscape
  • mise en page avec Scribus
  • tout le processus de mise en page : formation combinant les trois sujets précédents
  • dessiner pour utiliser une machine de découpe à eau très haute pression : formation spécifique sur Inkscape
  • initiation au montage vidéo avec Shotcut

GIMP et Inkscape ont cette particularité de concerner plusieurs métiers et activités différents. Ce qui peut les rendre plus difficiles à aborder, voire, pour Inkscape, à comprendre son utilité. Ce qui m’a conduit à commencer une série de vidéo sobrement intitulée « À quoi sert Inkscape ? ».


La coopérative

Pour exercer ce beau métier – oui, je trouve que c’est un beau métier dans lequel je prends beaucoup de plaisir – j’ai un statut d’entrepreneur-salarié-associé (ESA) dans une coopérative d’activités et d’emploi (CAE, une forme de Scop), en l’occurrence Artefacts en région Centre – Val de Loire. Certains pensent que je suis auto-entrepreneur. Cela n’a rien à voir !

Tout d’abord, je suis salarié et même en CDI, contrat se raréfiant en ces temps de casse du code du travail. Mais je suis aussi sociétaire, c’est-à-dire que je prends part à la gouvernance de la coopérative, comme beaucoup de mes collègues. En fait, depuis 2016 et l’application de la loi Hamon, tout salarié de Scop doit devenir sociétaire dans les trois ans, ou partir.

Je ne fais pas partie d’une association. Une association est généralement à but non lucratif, une Scop est une entreprise commerciale dans l’obligation de réaliser des profits. Ça fait tout de suite moins éthique… Mais tout dépend de ce que l’entreprise fait de ses profits, et c’est là que c’est important que les salariés soient également propriétaires de l’entreprise. Par exemple, chez nous, aucun dividende n’est versé, les bénéfices vont soient en réserve dans l’entreprise, soient aux salariés (qu’ils soient sociétaires ou non).

Je suis plutôt libre de mes choix, c’est le côté entrepreneur de l’ESA et l’aspect qui peut entraîner la confusion avec un auto-entrepreneur (l’aspect financier également). Je choisis donc les activités que je souhaite développer en bénéficiant tout de même des conseils des accompagnateurs de la coopérative (différence avec l’auto-entrepreneur qui reste tout seul). Cependant mes actions sont limitées du fait qu’elles engagent la coopérative.

Le salaire reste l’aspect précaire de ce statut. En effet, le salaire est calculé en fonction du chiffre d’affaire généré par chaque coopérateur : nous avons donc tous des salaires différents. Au début, le salaire peut même être très faible. J’ai moi-même débuté avec un salaire net de 228 € par mois. Merci Pôle emploi de m’avoir soutenu à cette époque.

Et les finances dans tout ça !

Cette année j’ai réalisé un chiffre d’affaires d’environ 28300 € (toutes les sommes mentionnées ici sont évidemment hors TVA). Ce fut la première année où j’ai pu me payer à plein temps toute l’année (en 2017, je n’étais pas passé loin). Pour pouvoir me payer à plein temps toute l’année au SMIC il me faut un chiffre d’affaires d’environ 25000 €.
Sur ce chiffre d’affaires je déduis 10 % pour financer l’équipe d’appui de la coopérative, c’est-à-dire les personnes en charge de l’accompagnement, de la gestion et de la comptabilité.

J’ai parfois entendu dire que cela pouvait être pénalisant de donner 10 % de son chiffre à la coopérative, voire que nous, entrepreneurs-salariés seraient pénalisés par rapport aux entreprises classiques. Or, cette participation permet de financer des services que nous aurions à assumer si nous étions indépendants. De plus, une entreprise classique consacre une part non négligeable de son chiffre d’affaires à payer ces tâches « non-productives » mais néanmoins indispensables. Une entreprise bien gérée y consacre un équivalent temps-plein (ETP) sur cinq, soit 20 % du chiffre d’affaires. En tant qu’ESA nous ne consacrons que 10 % à ces tâches, même si en réalité certaines sont effectuées par les coopérateurs eux-mêmes (édition des devis, factures, notes de frais, prospection, communication, etc.)

Sur les 90 % restants je déduis mes frais (téléphonie, internet, papeterie, etc.) et mes achats liées à des missions précises, des formations la plupart du temps (déplacement, hébergement, restauration).

Le reste constitue mon salaire : la part indirecte composée des cotisations sociales et la part directe que l’on appelle salaire net.

Calculer les tarifs

Qu’est-ce que cela induit sur la facturation ? Ou, présenté autrement, comment calculer mes tarifs pour atteindre l’objectif des 25000 € annuels ? Il m’est toujours difficile de définir des tarifs équilibrés, du moins pour les autres prestations que la formation. Faut-il facturer le temps passé, un forfait pour la prestation, un montant au doigt mouillé ?

J’ai un indicateur (qui vaut ce qu’il vaut) qui est le plancher en-dessous duquel je ne dois jamais descendre, à moins d’accepter de faire du bénévolat. Prenons un budget annuel de 24000 € (pour faire simple). Par mois cela fait 2000 €. On compte généralement vingt jours de travail par mois, mais il est illusoire de penser que je puisse facturer tous mes jours de travail. Disons donc, dix jours facturables, ce qui reste très optimiste. Cela place mon plancher à 200 €/jour. Entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’un objectif mais d’une ligne rouge en-dessous de laquelle il ne faut pas descendre. Cela donne un ordre de grandeur : idéalement la journée devrait être facturée 300 €, voire même 400 pour être plus confortable. Sachant que j’envisage, à court terme, de pouvoir gagner un peu plus que le SMIC…

Ainsi, lorsque je passe une demi-journée à installer et configurer un ordinateur sous Linux, je devrais facturer au minimum 100 € (soit 120 € TTC) et idéalement 200 € (240 € TTC). Heureusement, ce n’est pas mon activité principale.

Cela dit, le chiffre d’affaires provenant de la formation professionnelle représente plus de 91 % du total. Si j’avais des doutes sur les « orientations stratégiques » à prendre, les voici dissipés. Les presque 9 % restants se répartissent sur des travaux d’impression, du développement d’une extension pour WordPress, d’un site Web et d’une heure de conseil.

Je poursuivrai sur les perspectives et envies pour l’année qui vient dans un nouvel article du blog. À très vite !

GIMP : détourage par contraste avec un masque de calque

C’est le retour du palmier qui fut le héros de précédents tutoriels, notamment celui du détourage avec l’outil d’extraction de premier plan. Mais cet outil a évolué dans la version 2.10 de GIMP et fonctionne différemment, et pour des résultats qui semblent de moins bonne qualité (à creuser).

Finalement, ne pourrait-on pas se passer d’outil de détourage ? Finalement, c’est le contraste entre le fond et le premier plan qui permet d’isoler ce dernier.

Voici donc une technique originale : le détourage par contraste. Cela consiste à créer un masque de calque initialisé avec une copie du calque en niveaux de gris. Ainsi le calque se masque lui-même. Il ne reste alors qu’à utiliser l’outil Niveaux pour forcer le contraste, pour que le fond devienne noir et le premier plan blanc avec un peu de nuances entre les deux.

Et le résultat s’avère meilleur qu’avec l’outil Extraction de premier plan !

Voici comment faire en vidéo.

Mémo GIMP : configuration et découverte de l’interface

Un nouveau support pour les formations GIMP, un mémo dans la même veine que celui que j’avais produit pour Shotcut il y a quelques mois.

Celui-ci concerne GIMP et pose quelques bases de configuration. Il liste aussi l’ensemble des outils avec un petit descriptif pour chacun. Enfin, une page sur les calques parce que c’est vraiment indispensable.

Le tout mis en page avec Scribus et publié sous licence Creative Commons By-SA 4.0 FR.

Le mémo au format PDF

Les sources pour Scribus 1.5.4