Perspectives et envies pour 2019 – formation et connaissances

Pour faire suite à mon bilan 2018, voici mes perspectives et envies pour 2019 (et sans doute un peu plus loin, parce que c’est pas les idées qui manquent). Et comme finalement l’article est très long, je le coupe en deux. Voici donc la première partie.

Dix ans déjà

Ce bilan 2018 vient, je l’espère clôturer une période d’errances même si le mot est un peu fort et que je ne regrette rien. Revenons dix ans en arrière lorsque je décide de mettre en œuvre cette idée d’animer de la formation (idée qui a germé en 2005 après mon expérience de rédacteur en chef de Linux Pratique et pendant la rédaction de mon premier livre sur GIMP). Nous étions deux et avons entamé la création d’une entreprise. Ce sera d’abord une association car plus simple (le croyions-nous) et nous permettait de bénéficier de certaines aides (mais qui dit aides, dit contre-parties et orientation du projet d’origine dans une direction pas toujours souhaitée).

Ce fut ensuite une Scop, mais toujours à deux. Je vous le dis aujourd’hui, il ne faut pas monter une Scop à deux : en Scop, vous avez la contrainte de financer deux salaires temps plein tous les mois (comptez-donc au minimum 50000 € de chiffre d’affaire à réaliser sur l’année, à deux). À cinq c’est mieux, ça fait trois personnes de plus pour réaliser les 50000 € minimum. Bien sûr personne n’est payé à plein temps, mais c’est généralement le cas quand on démarre une activité ; sauf, bien sûr, si vous montez une start-up de production de ventilateurs qui levez des fonds auprès de business angels avec l’intention d’être côtés en bourse (mais je parle de créer une activité utile).

La formation ça peut rapporter gros, en tout cas, ça en a la réputation. Mais encore faut-il la vendre et la concrétiser. Donc, comme il faut faire rentrer des sous rapidement, la tentation est grande de proposer d’autres services, surtout lorsque les compétences sont là. Donc dispersion, fatigue et l’on finit par faire mal les choses.

En 2014, lorsque nous avons fermé Libres à Vous et que j’ai intégré Artéfacts, je n’avais plus la contrainte du chiffre d’affaires (un coopérateur a le droit de s’auto-exploiter), mais je me suis tout de même dispersé.

Donc, aujourd’hui je sais ce que je ne veux plus faire et ai une idée plus précise de ce que je veux faire (ce qui ne veut pas dire que c’est figé, mes envies évolueront sans doute, et c’est normal). Par exemple, je ne veux plus faire de site Web. Installer et maintenir des ordinateurs sous Linux, pourquoi pas, mais dans un rayon de dix kilomètres autour de Chinon, du service local donc.

Formation

La formation va rester le cœur de mon activité. D’abord parce que l’an dernier j’ai enfin atteint un volume significatif (33 journées, presque 26000 € de CA, des stagiaires variés et contents). Mais surtout parce que ça me plaît !

J’aime transmettre ce que je sais, même si parfois j’y mets trop d’enthousiasme et donne trop d’informations par rapport à ce qui est humainement assimilable (mais je me soigne). Je reçois aussi : il n’est pas rare que des stagiaires me posent des problèmes auxquels je n’avais jamais pensé. Trouver la solution est très réjouissant et accroît mes connaissances (en plus de celle des stagiaires).

Je voudrais développer des parcours de formation thématiques, sur un domaine d’activité qui font intervenir plusieurs logiciels. C’est déjà le cas sur la mise en pages (GIMP, Inkscape et Scribus) mais cela pourrait être plus précis. Je songe notamment à une formation sur l’édition d’un programme d’événements (ce qui nécessite un peu de développement au niveau de Scribus, une extension qui saurait lire un format tableur et insérer les données dans les bonnes cases de la maquette).

Pratiquant occasionnellement le montage vidéo depuis quelques temps je voudrais également développer des formations sur cette activité. Et le montage fait appel à plusieurs logiciels : l’an dernier j’ai réalisé une bande-annonce pour un festival pour laquelle j’ai travaillé avec GIMP, Inkscape, Synfig Studio, SlowMoVideo et enfin Kdenlive pour le montage final. La bande-son étant un extrait d’une chanson, j’aurais pu utiliser Audacity pour la découper proprement (mais un silence opportun tombait pile poil à la fin de la vidéo).

Sur le plan administratif vous savez peut-être que 2019 marque le début d’une grosse réforme de la formation professionnelle. Nous étudions cette réforme de près afin de réaliser les démarches nécessaires pour continuer à pouvoir proposer de la formation.

Connaissances

Pour bien assumer ces formations, je souhaite toujours étancher ma soif de connaissance. Il y a quelques logiciels que j’aimerais apprendre à utiliser ou approfondir ce que je sais déjà.

Synfig Studio

Ce logiciel d’animation vectorielle semble proposer d’énormes possibilités. Et comme tout ce qui est énorme, difficile d’en faire le tour. J’utilise déjà Synfig Studio, mais je suis encore loin de pouvoir proposer une formation dessus, tout au plus, l’intégrer à une formation de montage vidéo pour créer des titres animés.

En effet, avec Synfig Studio vous pouvez produire du dessin animé (bien qu’il ne dessine pas à votre place) mais aussi faire du motion design (que l’on pourrait nommer en français animation graphique).

Un logiciel méconnu mais prometteur.

Krita

Krita est le concurrent direct de GIMP, sans être son équivalent. Je l’ai utilisé sérieusement une fois, lors d’un atelier organisé par Outils libres alternatifs qui portait sur le storyboard animé (Krita pour les croquis, Blender pour l’animation).

Blender

Vieux rêve que de savoir utiliser Blender. Donc, j’ai déjà utilisé Blender, essentiellement le module de montage vidéo. Même s’il ne fait pas que ça, Blender est un bon logiciel de montage vidéo, la troisième dimension apportant une approche intéressante.

Bien sûr la partie modélisation 3D m’intéresse aussi.

Des outils de scénarisation pour le Web

Je voudrais mettre en page mes cours et vidéos en ligne de manière originale et pas forcément linéaire. Aussi je m’intéresse à des outils comme Sozi (autonome ou extension pour Inkscape) et Twine (outil pour rédiger des histoires du genre « un livre dont vous êtes le héros »). Il me faudra, sans doute, renforcer mes connaissances en Javascript pour maîtriser les interactions notamment sur les vidéos.

Supports de cours

J’essaie de maintenir à la fois des cours écrits (sur GIMP et sur Scribus, tous deux commençant à vieillir sérieusement) et je produis des tutoriels vidéo référencés sur mon blog (avec un petit texte d’accompagnement) et sur ma chaîne Vimeo (bien que je n’ai pas encore pris le temps de ranger tout ce qui s’y trouve, notamment des captures vidéo réalisées en direct pendant certaines formations pour laisser une trace plus vivantes aux stagiaires, donc, sans voix, sans montage). Je voudrais maintenir ces cours à jour et continuer à les diffuser sous licence libre.

Écrit

Au-delà de ces cours centrés sur un logiciel je souhaite rédiger (voire éditer) un cours sur le processus de mise en pages avec les logiciels GIMP, Inkscape, LibreOffice Writer et Scribus. Un cours sur un thème précis, un métier et pas seulement sur un logiciel en particulier.

La question du support se pose évidemment. Le numérique ayant l’avantage de l’évolution facile alors que le papier est figé. Le papier a encore ses adeptes (j’en fait partie). En revanche, je ne suis pas convaincu que le numérique soit plus écologique que le papier.

Jusqu’ici je structurais mes textes avec Asciidoc, qui n’est plus maintenu. Même si je trouvais Markdown plus simpliste, c’est lui que j’ai aujourd’hui adopté. Sa simplicité est surtout un atout : il est possible de convertir du Markdown dans une riche variété de formats (merci Pandoc). Je pourrai donc produire du papier comme du Web. Il y aura quelque chose à ce propos dans la seconde partie de cet article (à paraître bientôt).

Publier un nouveau livre ? Pourquoi pas, mon livre sur GIMP est épuisé depuis longtemps et de toute façon, il a vieilli (publié en juin 2013). Surtout que des collègues sont en train de lancer une maison d’édition. D’ailleurs, ils ont lancé un financement participatif pour les deux premiers livres édités ; ça s’appelle « Carnet de sel » et vous pouvez les soutenir.

Vidéo

J’ai découvert l’année dernière la plateforme Udemy et ai investi dans quelques cours (notamment celui sur Synfig Studio, très clair et bien construit). J’ai aussi visionné bon nombre de tutoriels gratuits sur Youtube, mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous (par exemple, j’ai eu beaucoup de mal à trouver des tutoriels sérieux sur Shotcut).

Lorsque j’enregistre des tutoriels en vidéo, j’ai vraiment à cœur de fournir des explications de qualité, en expliquant aussi le pourquoi je fais telle ou telle action. Cela prend un certain temps pour produire une vidéo de cinq à dix minutes. D’ailleurs, le temps de travail a tendance à être inversement proportionnel à la durée de la vidéo finale. Ce qui est logique car produire une vidéo concise demande de supprimer l’inutile.

Dans mon idée de cours en vidéo je verrais bien une trame plutôt théorique expliquant les fonctionnalités des outils, des boîtes de dialogues avec des exemples simples. Une partie plus concrète avec des exemples plus étoffés dépourvue de théorie serait sans doute plus agréable à suivre que de sans cesse entendre répétées les mêmes choses. Bien sûr il faudrait que chacune des parties renvoie vers l’autre, dans un parcours non linéaire (voir plus haut).

Évidemment tout cela demande du temps et ne pourra se faire que s’il y a financement. Comme je n’imagine pas diffuser ces cours sous une licence privative, mais plutôt une Creative Commons By-SA, il n’y aura pas de droit d’entrée à payer. Restent le financement participatif et la contribution volontaire. Ou peut-être publier le cours par « épisode » (même si ce n’est pas linéaire) en fonction de paliers financiers : ainsi, c’est l’action de groupe qui rendrait disponible le cours à tous et non un droit d’entrée individuel et identique.

À suivre

Dans la seconde partie je cause de développement (au sens programmation) d’outils en cours ou à venir. Toujours sous licence libre.

La photo utilisée pour le bandeau de cet article est l’œuvre de el cajon yacht club, diffusée sous licence CC By 2.0.

Bilan 2018 de mon activité

Petit retour sur mon activité de l’année écoulée. C’est la première fois que je m’adonne à cet exercice et je tiens à le rendre public. Par transparence, mais aussi comme un mode d’emploi de mon activité et de son cadre juridique qui ne sont pas toujours bien compris.

La formation

Je suis donc formateur à l’usage de logiciels libres dans le domaine du graphisme. Bien sûr, pas sur tous les logiciels, ni tous les métiers, j’y reviendrai. Je sais aussi utiliser un tas d’autres logiciels pour certaines activités que je pourrais proposer en formation. Mais, questions de priorités, d’envies et de compétences je ne propose pas de formation sur tous les logiciels que je sais utiliser, j’y reviendrai aussi.

Si vous voulez savoir comme je suis devenu formateur avec cette spécificité de n’utiliser que des logiciels libres, je vous renvoie à cet entretien.

En 2018, j’ai animé 33 journées de formation. Je fais le choix d’aller former les gens à proximité, voie sur leur lieu de travail, plutôt que de les faire venir dans les locaux d’Artéfacts à Tours ou Orléans (ce qui n’empêche pas d’animer des formations dans ces villes, comme vous pouvez le constater sur la carte). Cela m’a amené à voyager en France : Laon (Aisne), Tours (Indre-et-Loire), Lyon (Rhône), Plaisir (Yvelines), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Nantes (Loire-Atlantique), Lille (Nord), Orléans (Loiret), Richelieu (Indre-et-Loire) et Brioude (Haute-Loire). Ce qui veut dire que je n’hésite pas à me déplacer, y compris loin des centres urbains.Au niveau des sujets cela peut paraître un peu restreint :

  • retouche d’images avec GIMP
  • dessin vectoriel avec Inkscape
  • mise en page avec Scribus
  • tout le processus de mise en page : formation combinant les trois sujets précédents
  • dessiner pour utiliser une machine de découpe à eau très haute pression : formation spécifique sur Inkscape
  • initiation au montage vidéo avec Shotcut

GIMP et Inkscape ont cette particularité de concerner plusieurs métiers et activités différents. Ce qui peut les rendre plus difficiles à aborder, voire, pour Inkscape, à comprendre son utilité. Ce qui m’a conduit à commencer une série de vidéo sobrement intitulée « À quoi sert Inkscape ? ».


La coopérative

Pour exercer ce beau métier – oui, je trouve que c’est un beau métier dans lequel je prends beaucoup de plaisir – j’ai un statut d’entrepreneur-salarié-associé (ESA) dans une coopérative d’activités et d’emploi (CAE, une forme de Scop), en l’occurrence Artefacts en région Centre – Val de Loire. Certains pensent que je suis auto-entrepreneur. Cela n’a rien à voir !

Tout d’abord, je suis salarié et même en CDI, contrat se raréfiant en ces temps de casse du code du travail. Mais je suis aussi sociétaire, c’est-à-dire que je prends part à la gouvernance de la coopérative, comme beaucoup de mes collègues. En fait, depuis 2016 et l’application de la loi Hamon, tout salarié de Scop doit devenir sociétaire dans les trois ans, ou partir.

Je ne fais pas partie d’une association. Une association est généralement à but non lucratif, une Scop est une entreprise commerciale dans l’obligation de réaliser des profits. Ça fait tout de suite moins éthique… Mais tout dépend de ce que l’entreprise fait de ses profits, et c’est là que c’est important que les salariés soient également propriétaires de l’entreprise. Par exemple, chez nous, aucun dividende n’est versé, les bénéfices vont soient en réserve dans l’entreprise, soient aux salariés (qu’ils soient sociétaires ou non).

Je suis plutôt libre de mes choix, c’est le côté entrepreneur de l’ESA et l’aspect qui peut entraîner la confusion avec un auto-entrepreneur (l’aspect financier également). Je choisis donc les activités que je souhaite développer en bénéficiant tout de même des conseils des accompagnateurs de la coopérative (différence avec l’auto-entrepreneur qui reste tout seul). Cependant mes actions sont limitées du fait qu’elles engagent la coopérative.

Le salaire reste l’aspect précaire de ce statut. En effet, le salaire est calculé en fonction du chiffre d’affaire généré par chaque coopérateur : nous avons donc tous des salaires différents. Au début, le salaire peut même être très faible. J’ai moi-même débuté avec un salaire net de 228 € par mois. Merci Pôle emploi de m’avoir soutenu à cette époque.

Et les finances dans tout ça !

Cette année j’ai réalisé un chiffre d’affaires d’environ 28300 € (toutes les sommes mentionnées ici sont évidemment hors TVA). Ce fut la première année où j’ai pu me payer à plein temps toute l’année (en 2017, je n’étais pas passé loin). Pour pouvoir me payer à plein temps toute l’année au SMIC il me faut un chiffre d’affaires d’environ 25000 €.
Sur ce chiffre d’affaires je déduis 10 % pour financer l’équipe d’appui de la coopérative, c’est-à-dire les personnes en charge de l’accompagnement, de la gestion et de la comptabilité.

J’ai parfois entendu dire que cela pouvait être pénalisant de donner 10 % de son chiffre à la coopérative, voire que nous, entrepreneurs-salariés seraient pénalisés par rapport aux entreprises classiques. Or, cette participation permet de financer des services que nous aurions à assumer si nous étions indépendants. De plus, une entreprise classique consacre une part non négligeable de son chiffre d’affaires à payer ces tâches « non-productives » mais néanmoins indispensables. Une entreprise bien gérée y consacre un équivalent temps-plein (ETP) sur cinq, soit 20 % du chiffre d’affaires. En tant qu’ESA nous ne consacrons que 10 % à ces tâches, même si en réalité certaines sont effectuées par les coopérateurs eux-mêmes (édition des devis, factures, notes de frais, prospection, communication, etc.)

Sur les 90 % restants je déduis mes frais (téléphonie, internet, papeterie, etc.) et mes achats liées à des missions précises, des formations la plupart du temps (déplacement, hébergement, restauration).

Le reste constitue mon salaire : la part indirecte composée des cotisations sociales et la part directe que l’on appelle salaire net.

Calculer les tarifs

Qu’est-ce que cela induit sur la facturation ? Ou, présenté autrement, comment calculer mes tarifs pour atteindre l’objectif des 25000 € annuels ? Il m’est toujours difficile de définir des tarifs équilibrés, du moins pour les autres prestations que la formation. Faut-il facturer le temps passé, un forfait pour la prestation, un montant au doigt mouillé ?

J’ai un indicateur (qui vaut ce qu’il vaut) qui est le plancher en-dessous duquel je ne dois jamais descendre, à moins d’accepter de faire du bénévolat. Prenons un budget annuel de 24000 € (pour faire simple). Par mois cela fait 2000 €. On compte généralement vingt jours de travail par mois, mais il est illusoire de penser que je puisse facturer tous mes jours de travail. Disons donc, dix jours facturables, ce qui reste très optimiste. Cela place mon plancher à 200 €/jour. Entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’un objectif mais d’une ligne rouge en-dessous de laquelle il ne faut pas descendre. Cela donne un ordre de grandeur : idéalement la journée devrait être facturée 300 €, voire même 400 pour être plus confortable. Sachant que j’envisage, à court terme, de pouvoir gagner un peu plus que le SMIC…

Ainsi, lorsque je passe une demi-journée à installer et configurer un ordinateur sous Linux, je devrais facturer au minimum 100 € (soit 120 € TTC) et idéalement 200 € (240 € TTC). Heureusement, ce n’est pas mon activité principale.

Cela dit, le chiffre d’affaires provenant de la formation professionnelle représente plus de 91 % du total. Si j’avais des doutes sur les « orientations stratégiques » à prendre, les voici dissipés. Les presque 9 % restants se répartissent sur des travaux d’impression, du développement d’une extension pour WordPress, d’un site Web et d’une heure de conseil.

Je poursuivrai sur les perspectives et envies pour l’année qui vient dans un nouvel article du blog. À très vite !

À quoi sert Inkscape ? Épisode 2

Deuxième épisode de « À quoi sert Inkscape » (qui dit deuxième, dit troisième…). Vous pouvez voir ou revoir le premier épisode.

Cette fois-ci encore, quelques exemples simples (faire un engrenage, une bulle de BD, déformer un dessin). Un rapide exemple de comment utiliser l’extension « Numéroter les nœuds » pour faire un dessin à tracer pour vos enfants.

Puis quelques dessins un peu plus évolués :

  • jouer avec le texte en créant des clones

Jouer avec le texte et les clones avec Inkscape

  • dessiner un chapiteau

Dessiner un chapiteau avec Inkscape

  • dessiner et propager de l’herbe grâce à l’outil Spray

Dessiner de l'herbe avec Inkscape

La vidéo :

À quoi sert Inkscape ?

À quoi sert Inkscape

Inkscape est le logiciel libre de dessin vectoriel le plus connu, le plus utilisé. Mais il souffre de quelques défauts d’ordre, disons, psychologique que je vais tenter d’endiguer ici.

À commencer par son nom. Dans le monde du logiciel libre, nous ne sommes pas toujours doués pour trouver des noms qui aient une réelle puissance marketing. N’y voyez pas un reproche, la puissance marketing ne fait pas la qualité du logiciel et Inkscape est un logiciel de grande qualité ! Son nom donc, est difficile à prononcer et difficile à écrire sans se tromper. Il est la contraction de ink qui veut dire encre et de scape qui peut se traduire par paysage ou hampe (en horticulture, la hampe désigne la tige d’une fleur, en écriture, la hampe désigne le trait vertical formant certaines consonnes).

Ensuite, son usage. Le dessin vectoriel n’est pas quelque chose de très intuitif et peut même faire peur en ravivant de douloureux souvenirs de cours de mathématique. Oui, une image vectorielle est constituée de coordonnées, de courbes, d’équations de toutes sortes. Si vous voulez vous faire peur, vous pouvez ouvrir une image vectorielle dans Inkscape et ouvrir l’éditeur XML qui vous montre les coulisses (Édition > Éditeur XML). Mais heureusement, Inkscape ne nous montre que le rendu d’images vectorielles, c’est nettement plus sympathique et suffit à la plupart des usages.

À cette inquiétude de savoir s’il est utile ou non de suivre une journée de formation sur Inkscape, j’ai répondu par une petite vidéo, intitulée « À quoi sert Inkscape ? » et qui montre quelques exemples assez basiques de ce que l’on peut faire avec. Cette vidéo pourrait être le premier épisode d’une série de vidéos sur le même format, avec d’autres exemples, d’autres logiciels, voire des interactions entre logiciels.

Mémo Shotcut : débuter dans le montage vidéo

mémo Shotcut

Le 31 mai dernier, j’animais ma première formation dédiée au montage vidéo avec le logiciel libre Shotcut. J’ai donc produit un mémo Shotcut pour synthétiser les bases avec un peu de théorie sur la vidéo en général.

C’est sommaire, c’est une version 0.1, comme on dit quand on met à disposition la première mouture d’un logiciel. Ça ne demande qu’à être amélioré.

Et prochainement je publierai des articles et vidéo sur le montage vidéo et Shotcut en particulier. Shotcut n’est pas le meilleur logiciel de montage vidéo, mais il est simple, multi-plateforme et vous permet de démarrer facilement. Nul doute qu’avec un peu de pratique vous aurez envie de faire plus de choses et de vous tourner vers Kdenlive ou Blender.

Enfin, un grand merci à l’Urfist de Lyon qui m’a fait confiance pour l’animation de cette formation !

Voici à nouveau le lien pour télécharger le mémo Shotcut (au cas où vous l’auriez raté plus haut).

Initiation GIMP : la retouche photo

Initiation GIMP

Dans les formations professionnelles que je propose via la coopérative Artefacts il y a l’initiation GIMP à la retouche photo.

Chacune de mes formations fait l’objet d’un support de cours afin de laisser plus que des notes aux stagiaires. Afin de respecter la philosophie du logiciel libre (et la mienne) ces supports sont mis à disposition sous une licence libre (en l’occurrence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International comme le reste de ce site).

Ces supports feront l’objet d’une publication en ligne au fur et à mesure de leur état d’avancement. Voici donc celui sur GIMP : initiation GIMP à la retouche photo. Vous pouvez également consulter le support sur la mise en page avec Scribus (qui a fait l’objet de substantielles améliorations récemment). Vous pouvez vous abonner à la lettre d’informations pour être tenu au courant des évolutions (dans la barre de gauche du site).

N’hésitez pas à commenter (sur la page de contact) et à revenir le consulter ultérieurement, il ne peut que se bonifier avec le temps, des évolutions sont ajoutées régulièrement, notamment après une formation, afin de mieux adapter le discours.

Couverture GIMP débuter en retouche photo et graphisme libreEn complément vous pouvez aussi vous procurer mon livre GIMP 2.8 débuter en retouche photo et graphisme libre dans une librairie.

Voici la table des matières actuelle :

Initiation à la mise en page avec Scribus

Initation à la mise en page avec Scribus

Dans les formations que je propose d’animer il y a une initiation à la mise en page avec Scribus, logiciel libre de PAO (publication assistée par ordinateur).

Chacune de mes formations fait l’objet d’un support de cours afin de laisser plus que des notes aux stagiaires. Afin de respecter la philosophie du logiciel libre (et la mienne) ces supports sont mis à disposition sous une licence libre (en l’occurrence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International comme le reste de ce site).

Ces supports feront l’objet d’une publication en ligne au fur et à mesure de leur état d’avancement. Voici donc le premier : l’initiation à la mise en page avec Scribus.

N’hésitez pas à commenter (sur la page de contact) et à revenir le consulter ultérieurement, il ne peut que se bonifier avec le temps ! De plus, Scribus évolue (et la prochaine version apportera de substantielles améliorations !), donc le cours évoluera aussi.

Voici la table des matières actuelle :

Pour les coulisses techniques, je rédige mes cours en utilisant la syntaxe Asciidoc. Je peux ensuite générer facilement une version Web en utilisant Bootstrap pour Asciidoc, un environnement permettant une mise en page agréable, moderne et adaptative selon la taille de l’écran (vous pouvez lire ce cours sur votre téléphone).