Perspectives et envies pour 2019 – formation et connaissances

Pour faire suite à mon bilan 2018, voici mes perspectives et envies pour 2019 (et sans doute un peu plus loin, parce que c’est pas les idées qui manquent). Et comme finalement l’article est très long, je le coupe en deux. Voici donc la première partie.

Dix ans déjà

Ce bilan 2018 vient, je l’espère clôturer une période d’errances même si le mot est un peu fort et que je ne regrette rien. Revenons dix ans en arrière lorsque je décide de mettre en œuvre cette idée d’animer de la formation (idée qui a germé en 2005 après mon expérience de rédacteur en chef de Linux Pratique et pendant la rédaction de mon premier livre sur GIMP). Nous étions deux et avons entamé la création d’une entreprise. Ce sera d’abord une association car plus simple (le croyions-nous) et nous permettait de bénéficier de certaines aides (mais qui dit aides, dit contre-parties et orientation du projet d’origine dans une direction pas toujours souhaitée).

Ce fut ensuite une Scop, mais toujours à deux. Je vous le dis aujourd’hui, il ne faut pas monter une Scop à deux : en Scop, vous avez la contrainte de financer deux salaires temps plein tous les mois (comptez-donc au minimum 50000 € de chiffre d’affaire à réaliser sur l’année, à deux). À cinq c’est mieux, ça fait trois personnes de plus pour réaliser les 50000 € minimum. Bien sûr personne n’est payé à plein temps, mais c’est généralement le cas quand on démarre une activité ; sauf, bien sûr, si vous montez une start-up de production de ventilateurs qui levez des fonds auprès de business angels avec l’intention d’être côtés en bourse (mais je parle de créer une activité utile).

La formation ça peut rapporter gros, en tout cas, ça en a la réputation. Mais encore faut-il la vendre et la concrétiser. Donc, comme il faut faire rentrer des sous rapidement, la tentation est grande de proposer d’autres services, surtout lorsque les compétences sont là. Donc dispersion, fatigue et l’on finit par faire mal les choses.

En 2014, lorsque nous avons fermé Libres à Vous et que j’ai intégré Artéfacts, je n’avais plus la contrainte du chiffre d’affaires (un coopérateur a le droit de s’auto-exploiter), mais je me suis tout de même dispersé.

Donc, aujourd’hui je sais ce que je ne veux plus faire et ai une idée plus précise de ce que je veux faire (ce qui ne veut pas dire que c’est figé, mes envies évolueront sans doute, et c’est normal). Par exemple, je ne veux plus faire de site Web. Installer et maintenir des ordinateurs sous Linux, pourquoi pas, mais dans un rayon de dix kilomètres autour de Chinon, du service local donc.

Formation

La formation va rester le cœur de mon activité. D’abord parce que l’an dernier j’ai enfin atteint un volume significatif (33 journées, presque 26000 € de CA, des stagiaires variés et contents). Mais surtout parce que ça me plaît !

J’aime transmettre ce que je sais, même si parfois j’y mets trop d’enthousiasme et donne trop d’informations par rapport à ce qui est humainement assimilable (mais je me soigne). Je reçois aussi : il n’est pas rare que des stagiaires me posent des problèmes auxquels je n’avais jamais pensé. Trouver la solution est très réjouissant et accroît mes connaissances (en plus de celle des stagiaires).

Je voudrais développer des parcours de formation thématiques, sur un domaine d’activité qui font intervenir plusieurs logiciels. C’est déjà le cas sur la mise en pages (GIMP, Inkscape et Scribus) mais cela pourrait être plus précis. Je songe notamment à une formation sur l’édition d’un programme d’événements (ce qui nécessite un peu de développement au niveau de Scribus, une extension qui saurait lire un format tableur et insérer les données dans les bonnes cases de la maquette).

Pratiquant occasionnellement le montage vidéo depuis quelques temps je voudrais également développer des formations sur cette activité. Et le montage fait appel à plusieurs logiciels : l’an dernier j’ai réalisé une bande-annonce pour un festival pour laquelle j’ai travaillé avec GIMP, Inkscape, Synfig Studio, SlowMoVideo et enfin Kdenlive pour le montage final. La bande-son étant un extrait d’une chanson, j’aurais pu utiliser Audacity pour la découper proprement (mais un silence opportun tombait pile poil à la fin de la vidéo).

Sur le plan administratif vous savez peut-être que 2019 marque le début d’une grosse réforme de la formation professionnelle. Nous étudions cette réforme de près afin de réaliser les démarches nécessaires pour continuer à pouvoir proposer de la formation.

Connaissances

Pour bien assumer ces formations, je souhaite toujours étancher ma soif de connaissance. Il y a quelques logiciels que j’aimerais apprendre à utiliser ou approfondir ce que je sais déjà.

Synfig Studio

Ce logiciel d’animation vectorielle semble proposer d’énormes possibilités. Et comme tout ce qui est énorme, difficile d’en faire le tour. J’utilise déjà Synfig Studio, mais je suis encore loin de pouvoir proposer une formation dessus, tout au plus, l’intégrer à une formation de montage vidéo pour créer des titres animés.

En effet, avec Synfig Studio vous pouvez produire du dessin animé (bien qu’il ne dessine pas à votre place) mais aussi faire du motion design (que l’on pourrait nommer en français animation graphique).

Un logiciel méconnu mais prometteur.

Krita

Krita est le concurrent direct de GIMP, sans être son équivalent. Je l’ai utilisé sérieusement une fois, lors d’un atelier organisé par Outils libres alternatifs qui portait sur le storyboard animé (Krita pour les croquis, Blender pour l’animation).

Blender

Vieux rêve que de savoir utiliser Blender. Donc, j’ai déjà utilisé Blender, essentiellement le module de montage vidéo. Même s’il ne fait pas que ça, Blender est un bon logiciel de montage vidéo, la troisième dimension apportant une approche intéressante.

Bien sûr la partie modélisation 3D m’intéresse aussi.

Des outils de scénarisation pour le Web

Je voudrais mettre en page mes cours et vidéos en ligne de manière originale et pas forcément linéaire. Aussi je m’intéresse à des outils comme Sozi (autonome ou extension pour Inkscape) et Twine (outil pour rédiger des histoires du genre « un livre dont vous êtes le héros »). Il me faudra, sans doute, renforcer mes connaissances en Javascript pour maîtriser les interactions notamment sur les vidéos.

Supports de cours

J’essaie de maintenir à la fois des cours écrits (sur GIMP et sur Scribus, tous deux commençant à vieillir sérieusement) et je produis des tutoriels vidéo référencés sur mon blog (avec un petit texte d’accompagnement) et sur ma chaîne Vimeo (bien que je n’ai pas encore pris le temps de ranger tout ce qui s’y trouve, notamment des captures vidéo réalisées en direct pendant certaines formations pour laisser une trace plus vivantes aux stagiaires, donc, sans voix, sans montage). Je voudrais maintenir ces cours à jour et continuer à les diffuser sous licence libre.

Écrit

Au-delà de ces cours centrés sur un logiciel je souhaite rédiger (voire éditer) un cours sur le processus de mise en pages avec les logiciels GIMP, Inkscape, LibreOffice Writer et Scribus. Un cours sur un thème précis, un métier et pas seulement sur un logiciel en particulier.

La question du support se pose évidemment. Le numérique ayant l’avantage de l’évolution facile alors que le papier est figé. Le papier a encore ses adeptes (j’en fait partie). En revanche, je ne suis pas convaincu que le numérique soit plus écologique que le papier.

Jusqu’ici je structurais mes textes avec Asciidoc, qui n’est plus maintenu. Même si je trouvais Markdown plus simpliste, c’est lui que j’ai aujourd’hui adopté. Sa simplicité est surtout un atout : il est possible de convertir du Markdown dans une riche variété de formats (merci Pandoc). Je pourrai donc produire du papier comme du Web. Il y aura quelque chose à ce propos dans la seconde partie de cet article (à paraître bientôt).

Publier un nouveau livre ? Pourquoi pas, mon livre sur GIMP est épuisé depuis longtemps et de toute façon, il a vieilli (publié en juin 2013). Surtout que des collègues sont en train de lancer une maison d’édition. D’ailleurs, ils ont lancé un financement participatif pour les deux premiers livres édités ; ça s’appelle « Carnet de sel » et vous pouvez les soutenir.

Vidéo

J’ai découvert l’année dernière la plateforme Udemy et ai investi dans quelques cours (notamment celui sur Synfig Studio, très clair et bien construit). J’ai aussi visionné bon nombre de tutoriels gratuits sur Youtube, mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous (par exemple, j’ai eu beaucoup de mal à trouver des tutoriels sérieux sur Shotcut).

Lorsque j’enregistre des tutoriels en vidéo, j’ai vraiment à cœur de fournir des explications de qualité, en expliquant aussi le pourquoi je fais telle ou telle action. Cela prend un certain temps pour produire une vidéo de cinq à dix minutes. D’ailleurs, le temps de travail a tendance à être inversement proportionnel à la durée de la vidéo finale. Ce qui est logique car produire une vidéo concise demande de supprimer l’inutile.

Dans mon idée de cours en vidéo je verrais bien une trame plutôt théorique expliquant les fonctionnalités des outils, des boîtes de dialogues avec des exemples simples. Une partie plus concrète avec des exemples plus étoffés dépourvue de théorie serait sans doute plus agréable à suivre que de sans cesse entendre répétées les mêmes choses. Bien sûr il faudrait que chacune des parties renvoie vers l’autre, dans un parcours non linéaire (voir plus haut).

Évidemment tout cela demande du temps et ne pourra se faire que s’il y a financement. Comme je n’imagine pas diffuser ces cours sous une licence privative, mais plutôt une Creative Commons By-SA, il n’y aura pas de droit d’entrée à payer. Restent le financement participatif et la contribution volontaire. Ou peut-être publier le cours par « épisode » (même si ce n’est pas linéaire) en fonction de paliers financiers : ainsi, c’est l’action de groupe qui rendrait disponible le cours à tous et non un droit d’entrée individuel et identique.

À suivre

Dans la seconde partie je cause de développement (au sens programmation) d’outils en cours ou à venir. Toujours sous licence libre.

La photo utilisée pour le bandeau de cet article est l’œuvre de el cajon yacht club, diffusée sous licence CC By 2.0.

GIMP : détourage par contraste avec un masque de calque

C’est le retour du palmier qui fut le héros de précédents tutoriels, notamment celui du détourage avec l’outil d’extraction de premier plan. Mais cet outil a évolué dans la version 2.10 de GIMP et fonctionne différemment, et pour des résultats qui semblent de moins bonne qualité (à creuser).

Finalement, ne pourrait-on pas se passer d’outil de détourage ? Finalement, c’est le contraste entre le fond et le premier plan qui permet d’isoler ce dernier.

Voici donc une technique originale : le détourage par contraste. Cela consiste à créer un masque de calque initialisé avec une copie du calque en niveaux de gris. Ainsi le calque se masque lui-même. Il ne reste alors qu’à utiliser l’outil Niveaux pour forcer le contraste, pour que le fond devienne noir et le premier plan blanc avec un peu de nuances entre les deux.

Et le résultat s’avère meilleur qu’avec l’outil Extraction de premier plan !

Voici comment faire en vidéo.

Mémo GIMP : configuration et découverte de l’interface

Un nouveau support pour les formations GIMP, un mémo dans la même veine que celui que j’avais produit pour Shotcut il y a quelques mois.

Celui-ci concerne GIMP et pose quelques bases de configuration. Il liste aussi l’ensemble des outils avec un petit descriptif pour chacun. Enfin, une page sur les calques parce que c’est vraiment indispensable.

Le tout mis en page avec Scribus et publié sous licence Creative Commons By-SA 4.0 FR.

Le mémo au format PDF

Les sources pour Scribus 1.5.4

GIMP : rendre transparent le fond uni d’une image

gimp-rendre-transparent-le-fond-uni

Je le remarque, les articles sur le détourage d’images avec GIMP remporte un certain succès. Voici cette fois une reprise améliorée d’un article que j’avais écrit dans Linux Pratique il y a quelques années : rendre transparent le fond uni d’une image.

Le problème

Cela peut être un dessin réalisé à la main puis scanné, ou à la tablette graphique. Cela peut également être une photo réalisée sur fond uni (dans un studio photo par exemple). Prenons par exemple cette photo de framboises sur fond blanc. Photo de José Carlos Casimiro sous licence CC By 2.0.

Le premier réflexe serait sans doute d’utiliser l’outil Sélection contiguë (ou baguette magique pour conserver une analogie photoshopienne), mais, les bords étant flous par endroits, cela risque de demander pas mal de temps de nettoyage.

Comment faire

Masquer la photo avec elle-même

Utilisons plutôt la photo elle-même comme élément de découpe : en effet, le contraste entre le fond blanc et le sujet coloré est suffisamment prononcé. Depuis le calque contenant la photo (le seul pour l’instant), ajoutez un masque de calque. Initialisez-le avec la copie du calque en niveaux de gris. Pensez à inverser le masque. Si vous oubliez, vous pourrez inverser les couleurs du masque à postériori via le menu Couleurs > Inverser.

Ajouter un masque de calque

Important ! Nous avons désormais deux entités : le calque et le masque. Dans la fenêtre des calques, repérez bien laquelle des deux est active, sa vignette est entourée d’un contour blanc. En effet, dans la suite de ce tutoriel, nous allons travailler uniquement sur le masque, sans toucher au calque, veuillez à bien faire attention à ce que vous modifiez ! En cas d’erreur, pas de panique, il y a Ctrl-Z.

Forcer le contraste du masque

Toutefois le maque résultant n’est pas assez contrasté. Affichez le masque pour voir plus clairement ce que vous faites (clic-droit sur la vignette du calque dans la fenêtre des calques puis cochez Afficher le masque ou Alt+clic sur la vignette du masque).

Prenez ensuite l’outil Niveaux. Les teintes sont réparties en deux blocs (à gauche les teintes sombres, à droite les claires) bien distincts ce qui reflète un bon contraste. Rapprochez les deux points noir et blanc (curseurs triangulaires) l’un de l’autre pour qu’ils n’encadrent plus que la zone centrale qui ne contient que peu de données (peu de nuances, juste ce qu’il nous faut).

Forcez le contraste avec l'outil Niveaux

Supprimer les tâches sombres

Il reste quelques tâches (des trous en réalité) qui correspondent à des pixels trop clairs pour être suffisamment contrastés par rapport au fond. Néanmoins, ces pixels doivent apparaître dans l’image finale, donc, vous devez les recouvrir de blanc dans le masque. Selon le nombre et la granularité de ces tâches vous pouvez les gommer grâce à une sélection ou directement au pinceau.

Ici je commence par une sélection contiguë : elle révèle une grosse quantité de petits trous. En utilisant une technique de morphologie mathématique (j’agrandis la sélection puis je la réduis d’autant) je supprime tous les petits trous. Il ne reste que les gros à effacer au pinceau.

Exporter cette nouvelle image

Le plus gros est fait. Il ne reste qu’à exporter l’image au format PNG, format qui préserve la transparence et qui ne dénature pas votre image (tout le contraire du format Jpeg).

Conférence : mille et une façons de détourer une image avec GIMP

Mille et une façon de détourer une image avec GIMP

Début juillet avaient lieu les rencontres mondiales du logiciel libre à Saint-Étienne. Et comme annoncé, j’y animais une conférence sobrement intitulée « mille et une façons de détourer une image avec GIMP ». C’est peut-être un poil exagéré, mais j’ai tout de même réussit à en montrer sept.

Pour moi le détourage est une activité incontournable d’un logiciel de retouche d’images comme GIMP. En tout cas, je le pratique abondamment pour les affiches et autres œuvres imprimées que je réalise. Autant le dire tout de suite, il n’y a pas d’outil miracle pour détourer : tout au plus, des outils qui vont vous mâcher le travail. En général je finis le travail avec un masque de calque.

Dans cette conférence, je montre, assez rapidement certes, les deux outils de base que j’utilise : les ciseaux intelligents et l’extraction de premier plan. Beaucoup d’utilisateurs de PhotoShop ne jurent que par la plume (outil Chemin dans GIMP), mais je ne suis pas à l’aise avec cette technique (peut-être l’outil Chemin est-il moins évolué dans GIMP). Rapidement je passe au masque pour fignoler le détourage au pinceau (je peins en noir ou blanc directement sur le masque).

Les autres techniques montrées reposent sur une dégradation de l’image afin d’augmenter le contraste entre l’élément à détourer et le reste, soit pour en faire une sélection, soit un masque, ce qui revient au même (techniquement le masque comme la sélection sont des images en niveaux de gris, mais j’y reviendrai plus tard). Parmi les techniques originales, j’utilise la désaturation, la décomposition en RVB ou en TSV, tout cela suivie d’une augmentation de contraste avec l’outil Niveaux (utilisez les Courbes si vous voulez plus de précision encore). Pour l’une des photos j’utilise un filtre de détection des contours : en effet, les sujets à détourer sont nets sur un fond en dégradé de couleurs (donc parfaitement flou).

Parfois le détourage est facile, parfois moins. Mais l’objectif des techniques montrées est d’éviter le plus possible le travail de précision. À vous d’estimer l’enjeu de votre détourage, du temps dont vous disposez et de la qualité que vous voulez atteindre. Pour ma part, je suis très pointilleux, mais je n’y passerai pas des heures.

En prime, le palmier détouré (que j’utilise beaucoup dans mes formations)

Palmier parfaitement détouré

Annonce – Mille et une façons de détourer une image avec GIMP

J’anime une conférence le 5 juillet à 11h, dans le cadre des rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL2017).

Le détourage consiste à découper une partie d’une image ou photo pour la réutiliser séparément. GIMP propose plusieurs outils de sélection destinés à détourer un élément. Mais les outils ne sont pas suffisants pour effectuer un « bon » détourage.

Nous verrons, au cours de cette conférence, plusieurs techniques, certaines classiques, d’autres, insolites, pour réaliser des détourages selon la qualité de la photo et la nature de l’élément à détourer.

Initiation GIMP : la retouche photo

Initiation GIMP

Dans les formations professionnelles que je propose via la coopérative Artefacts il y a l’initiation GIMP à la retouche photo.

Chacune de mes formations fait l’objet d’un support de cours afin de laisser plus que des notes aux stagiaires. Afin de respecter la philosophie du logiciel libre (et la mienne) ces supports sont mis à disposition sous une licence libre (en l’occurrence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International comme le reste de ce site).

Ces supports feront l’objet d’une publication en ligne au fur et à mesure de leur état d’avancement. Voici donc celui sur GIMP : initiation GIMP à la retouche photo. Vous pouvez également consulter le support sur la mise en page avec Scribus (qui a fait l’objet de substantielles améliorations récemment). Vous pouvez vous abonner à la lettre d’informations pour être tenu au courant des évolutions (dans la barre de gauche du site).

N’hésitez pas à commenter (sur la page de contact) et à revenir le consulter ultérieurement, il ne peut que se bonifier avec le temps, des évolutions sont ajoutées régulièrement, notamment après une formation, afin de mieux adapter le discours.

Couverture GIMP débuter en retouche photo et graphisme libreEn complément vous pouvez aussi vous procurer mon livre GIMP 2.8 débuter en retouche photo et graphisme libre dans une librairie.

Voici la table des matières actuelle :

GIMP – Les ciseaux intelligents pour un détourage facile

GIMP - détourage avec les ciseaux intelligents

Le détourage consiste à créer une sélection suivant parfaitement le contour d’un élément d’une photo. Le jeu consiste à se faciliter la tâche. Dans cette vidéo nous utilisons l’outil Ciseaux intelligents. Récemment vous avez pu voir une autre méthode, utilisant l’outil Extraction de premier plan.

Pourquoi utiliser tel outil plutôt que tel autre ? Tout dépend de la nature de l’élément que vous souhaitez détourer et de l’arrière-plan. Voyez la photo suivante représentant un rose jaune.

Rose jaune - détourage avec les ciseaux intelligents

Faites l’essai avec Extraction de premier plan. Vous constaterez que le fond contient beaucoup de jaune et que l’outil peine à isoler la rose. En revanche, le contour est très simple, bien net et facile à suivre. L’outil Ciseaux intelligents est tout à fait adapté.

En effet pour utiliser ce dernier, vous posez des nœuds le long du contour à détourer (plus vous êtes précis, plus le contour tracé le sera, n’hésitez donc pas à zoomer/dézoomer avec la molette de la souris conjointement à la touche Ctrl). Voici comment faire en vidéo et comment éviter les quelques pièges.

Voici les étapes décrites dans la vidéo :

  • choisissez l’outil Ciseaux intelligents dans la boîte à outils ;
  • placez des nœuds le long de la rose : il se relient automatiquement en suivant le contour ;
  • lorsque le tracé suit mal le contour, ajoutez un nœud entre les deux derniers posés et déplacez-le ;
  • Attention, vous ne pouvez déplacer ni le premier, ni le dernier nœud : en cas d’erreur, posez un nouveau nœud, ainsi le dernier ne l’est plus ;
  • effectuez la jonction avec le premier nœud et faites les derniers ajustements ;
  • transformez le tracé en sélection (lire la zone d’informations dans le bas de la fenêtre d’image).

GIMP – Insérer un élément détouré dans un paysage

insérer un élément détouré dans un décor

Faisant suite au précédent tutoriel (détourage par extraction de premier plan) où je vous appris à détourer un palmier avec l’outil d’extraction de premier plan, nous utilisons maintenant ce palmier pour l’insérer un élément détouré dans un nouveau paysage.

De manière générale, vous avez un élément détouré sous forme d’image enregistrée dans un format gérant la transparence (PNG par exemple, mais pas Jpeg).

Insérer un élément détouré

Ouvrez d’abord la photo contenant le paysage.

garrigue

Ouvrez ensuite la photo du palmier détouré. Attention, ouvrez-la « en tant que calque » (fonction disponible dans le menu Fichier).

palmier prêt pour insérer un élément détouré

Volontairement je vous propose un palmier plus haut que la photo du paysage. Vous devez donc redimmensionner le palmier (outil Mise à l’échelle). Puis déplacez-le avec l’outil Déplacement. Attention, par défaut, cet outil pointe un calque : si vous cliquez sur le fond et non sur le palmier, vous déplacez le fond. Pensez à utiliser la touche [Maj], vous déplacez alors le calque actif.

Fondre le palmier dans le paysage

En effet, la photo du palmier a été prise par temps couvert alors que la garrigue est saturée de lumière. Il faut donc harmoniser les deux éléments (sinon, ça fait cheveu sur la soupe). Utilisez l’outil Niveaux de couleurs pour éclaircir le palmier.

Le pied du palmier est tout plat. Vous devez donc en effacer une partie pour laisser apparaître la végétation qui se retrouve donc devant. Utilisez la Gomme pour cela.

Vers la palmeraie

Dupliquez le calque contenant le palmier puis jouez avec les outils Déplacement et Mise à l’échelle. Prenez garde dans la pile des calques à ce que les palmiers situés plus loin apparaissent bien derrière ceux qui sont devant.

http://dai.ly/x3m1lra

GIMP : détourage par extraction de premier plan

GIMP - Extraction de premier plan

Dans un logiciel de retouche photo comme GIMP, les outils de sélection servent surtout à détourer des éléments, c’est-à-dire, à les isoler pour les exporter dans une autre image ou un autre logiciel. GIMP propose plusieurs outils pour détourer et nous pouvons utiliser diverses techniques combinant elles-mêmes plusieurs outils. Dans ce tutoriel nous utilisons l’outil « Extraction de premier plan » (à noter qu’il n’existe pas d’équivalent dans Photoshop).

L’outil « Extraction de premier plan » s’utilise en deux étapes. Vous ne pouvez pas revenir en arrière (annuler la dernière action) tant que vous n’êtes pas arrivé à la fin de la seconde étape. Vous pouvez annuler en cours de route en pressant la touche « Echap » ou en changeant d’outil.

  1. définissez votre zone de travail, de manière grossière, autour de l’élément que vous souhaitez détourer. À cette étape l’outil fonctionne comme la sélection à main levée.
  2. recouvrez toutes les teintes que vous voulez conserver dans la sélection finale. À présent, l’outil se comporte comme l’outil pinceau. À ceci près que changer la taille de la brosse est moins pratique : elle est constante quelque soit le niveau de zoom, donc, il est conseiller de zoomer ; cela augmente votre précision et a pour effet de rendre la brosse plus petite par rapport à l’image. Passez donc bien sur les teintes que vous voulez garder en évitant soigneusement celle dont vous ne voulez pas. Presser la touche « Ctrl » pour inverser le comportement.

À chaque fois que vous relâchez le bouton de la souris GIMP recalcule la zone choisie. Vous pouvez recommencer la seconde étape autant de fois que vous le souhaitez. À la fin validez en pressent « Entrée ».

La vidéo montre également comment exporter l’image obtenue au format PNG (rappel, le format Jpeg ne gère pas la transparence).

Dans un prochain tutoriel nous verrons comment utiliser le fameux masque de calque qui permet d’obtenir le détourage parfait ! Nous verrons également commet utiliser ce palmier détouré pour l’insérer dans un nouveau décor. Et peut-être même comment le transformer en brosse et créer une forêt de palmiers !

Si vous voulez soutenir l’auteur, l’inciter à publier de nouveaux tutoriels plus rapidement, vous pouvez mettre une pièce dans le jukebox (bouton « Faire un don »). Vous pouvez aussi donner des idées de tutoriels en posant des questions sur comment faire ceci ou cela. Sinon, vous pouvez simplement partager ces vidéos.